Lettres de mon moulin – Alphonse Daudet

L’auteur

Alphonse Daudet (1840-1897) est un écrivain français du XIXe siècle, connu pour son style vivant et poétique. Issu du mouvement réaliste, il mêle souvent humour, émotion et critique sociale dans ses œuvres. Lettres de mon moulin est l’un de ses livres les plus célèbres, aux côtés de Tartarin de Tarascon et Le Petit Chose.

Descriptif

Lettres de mon moulin est un recueil de nouvelles publié en 1869. Il se compose d’histoires courtes, racontées comme des lettres envoyées depuis un vieux moulin provençal. Chaque récit est empreint de la chaleur du Sud de la France, avec ses paysages ensoleillés, ses habitants pittoresques et ses légendes populaires.

Résumé

À travers les pages de Lettres de mon moulin, Alphonse Daudet nous emmène en Provence, dans un moulin abandonné où il s’installe pour écrire. Il y raconte des histoires tantôt joyeuses, tantôt émouvantes, souvent teintées de nostalgie et d’un profond attachement à cette terre du Sud. On y croise des personnages hauts en couleur, comme le curé de Cucugnan qui rêve de ramener ses ouailles sur le droit chemin, la chèvre de M. Seguin qui lutte désespérément contre le destin, ou encore l’attachant berger dans La mort du dauphin. Chaque récit est une peinture vivante d’un monde simple et poétique, où la nature et les traditions tiennent une place essentielle. À travers ces contes, Daudet exprime son amour pour la Provence et son peuple, tout en livrant une réflexion sur la condition humaine, l’illusion et la fatalité.

Mon avis

Lettres de mon moulin est un recueil enchanteur qui mêle poésie, réalisme et émotion. L’écriture de Daudet, fluide et imagée, fait revivre avec tendresse et humour les paysages et les coutumes de la Provence. Certains récits sont drôles et légers, d’autres poignants et empreints de mélancolie, mais tous laissent une empreinte durable. C’est un livre intemporel qui nous plonge dans un univers chaleureux et authentique, une lecture idéale pour s’évader et redécouvrir la beauté du récit court.

Extrait

Extrait de la nouvelle : Le Sous-Préfet aux champs.

« Dans le petit bois de chênes verts il y a des oiseaux, des violettes, et des sources sous l’herbe fine… Quand ils ont aperçu M. le sous-préfet avec sa belle culotte et sa serviette en chagrin gaufré, les oiseaux ont eu peur et se sont arrêtés de chanter, les sources n’ont plus osé faire de bruit, et les violettes se sont cachées dans le gazon… Tout ce petit monde-là n’a jamais vu de sous-préfet, et se demande à voix basse quel est ce beau seigneur qui se promène en culotte d’argent. » 

Du même auteur

Photo du moulin de Daudet, crédit au propriétaire légitime

 

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